Archives et Musée
de la Littérature
Bibliothèque Royale
(3eme étage)
4, blvd de l'Empereur
1000 Bruxelles
Belgique
Heures d'ouverture
Lu-Ve : 9h à 17h

Avec le soutien de la

Littérature (2 trouvées)

Acheter

Mémoires et antimémoires littéraires au XXe siècle : La Première Guerre mondiale : 2 volumes : Colloque de Cerisy-la-Salle, 2005

Annamaria LASERRA, Nicole LECLERCQ et Marc QUAGHEBEUR (dir.)
Partant de l’idée d’Antimémoires chère à André Malraux, ces deux volumes attestent l’ambition de parcourir l’Histoire du premier XXe siècle à travers ses retentissements comme son rebrassage dans la matière littéraire, essentiellement francophone, mais aussi au gré des traces allemandes, anglaises, italiennes, polonaises ou portugaises de ce qui s’est passé sur le front occidental du conflit.

Des notes au jour le jour de Georges Eekhoud dans Bruxelles occupée aux évolutions de la pensée de Thomas Mann ou aux analyses aiguës de Victor Serge, se dessinent certains des mouvements sismiques qui ont ébranlé des consciences majeures de l’intelligentsia européenne. L’impact du conflit sur des écrivains aussi contrastés que Céline ou Giono est tout aussi important. Les deux volumes vont jusqu’à l’extrême contemporain, Mertens et Hanotte, Rouaud et Faulks, etc. Ils embrassent les récits d’historiens, comme le cinéma.

Deux volumes sous coffret.
Acheter

Histoire, forme et sens en littérature : La Belgique francophone : tome 2 : L'ébranlement (1914-1944)

L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser.
Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la " Belgique française ".
Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de l'époque léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste.
Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière.