Archives et Musée
de la Littérature
Bibliothèque Royale
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Les Chansons désabusées de Max Elskamp

En octobre 1914, devant l'avancée des Allemands, le poète Max Elskamp fuit sa ville d'Anvers. Réfugié en Hollande jusqu'en 1916, il y vécut dans des conditions très pénibles qui mirent à mal sa santé fragile tant sur le plan physique que moral. Une période que le poète qualifia de "période de la prostration, du silence et de l'exil" et dont il témoignera en 1921 dans un recueil poignant intitulé Sous les tentes de l’exode.

Mais dès 1915, ces heures douloureuses le poussèrent à renouer avec la poésie, lui qui n’en avait plus publié depuis son recueil Enluminure en 1898, se consacrant alors tout entier au folklore, aux traditions et aux arts populaires.

C’est donc en juillet 1915, dans le premier numéro de la très francophone Revue de Hollande : littéraire, artistique et documentaire, éditée à La Haye jusqu’en 1918, que trois poèmes d’Elskamp paraissent sous le titre collectif de Chansons désabusées. Ce titre servira également au recueil publié en 1922 chez G. Van Oest, et où l’on retrouve au moins deux de ces poèmes dans des versions totalement remaniées.

Les trois poèmes de 1915 sont intitulés Mer d’Eté, D’en haut et Vigie. Si le premier a l’apparence naïve d’une chansonnette, c’est le bien le tragique, le désespoir et la foi perdue qui dominent dans les deux autres, annonçant le recueil de 1922 :